Pour tout renseignement


Tel Mobile : 06 52 19 43 55

Au départ, on vient souvent au Taiji Quan tout comme l’on vient au Qi Gong, ou au Yoga, dans l’optique d’améliorer la santé ou de la conserver, de "domestiquer" des nerfs à fleur de peau qui nous gâchent la vie, d’apprendre à relâcher nos tensions, d’atteindre et de développer enfin l’intelligence à la fois du coeur, du corps et de l’esprit... Parfois, l'on y vient même par le plus grand des hasards, si l'on peut toutefois imaginer que ce dernier existe.

Dans cet art martial méditatif traditionnel, à chaque nouvelle seconde de pratique, l’on construit autant que l’on déconstruit. L’on apprend et l’on désapprend, pour ainsi dire. Rien ne semble jamais assimilé et acquis en totalité. Se sentir un éternel débutant est un sentiment parfois assez déroutant et destabilisant mais il fait partie du chemin. 

Cela est sans doute le propre de tout art. ici, il faut peu à peu acquérir autonomie et auto-discipline, accepter le changement et ne pas s'accrocher à ce que l'on pense avoir maîtrisé. Accepter aussi de se détacher pour pouvoir avancer. Accepter de stagner, de "perdre", parfois, pour pouvoir mieux repartir. Sans cesse peaufiner le moindre geste, sans cesse maintenir l'attention intacte...

De nombreuses années de pratique de plus et ces défis seront toujours là, en dépit de l'expérience accumulée.  Curieusement peut-être, c’est aussi cela qui fait souvent que l'on continue à s’intéresser au Tai Chi Chuan, malgré les années qui passent. 

Par une voie parfois assez détournée, l’on finit pas appréhender une certaine idée du zen sans même s’en apercevoir...